La société SOMIVAC ( société d’aménagement pour la mise en valeur de la Corse ) est créée à Bastia en 1957. Dès sa création elle procède à de multiples études concernant l’agriculture insulaire. Sur la plaine d’Aleria elle a permit de grands travaux d’aménagement et de viabilisation depuis l’ éradication de la malaria par les Américains pendant la seconde guerre mondiale.

Outre la mise en valeur des terres, la SOMIVAC a procédé à de nombreux travaux hydrauliques tel que le barrage hydraulique de Calacuccia. Le but était aussi de faire une véritable Californie française avec la plantation de nombreux vignobles, d’agrumes et de kiwis

A été créé dans le même temps l’institut nationale de recherche agronomique à San Giuliano qui a fait un travail considérable. Elle a démontré entre autre que l’on pouvait cultiver en Corse, l’avocat, le kiwi, les clémentines etc. Tout cela partait vraiment du désir d’ être au profiit de l’agriculture Corse et de promouvoir son développement.

Parallèlement, le gouvernement avait créé la société SETCO ( société pour l’équipement touristique de la Corse ) . Elle achetait des terrains et construisait des hôtels clés en mains à qui voulait les acheter . on leur doit de nombreux hôtels tels que le SOFITEL à Porticcio, le CALA ROSSA à Porto Vecchio ou bien encore l’hôtel de « LA PIETRA » à Ile Rousse.

Mais tout à coup, l’état coupe les crédits et tout est arrêté. À la fin de la guerre d’Algérie, il y a l’exode qui se produit. Plus de 17 000 pieds noirs arrivent en Corse. Certains plus riches arrivent avant les autres en Corse et achètent des terrains. Les plus démunis arrivent à leur tour et demandent à bénéficier d’un lot à l’état. Le gouvernement ouvre une ligne de crédit dès lors aux rapatriés qui est versée en Corse à la SOMIVAC pour leur donner les lots. Les lots prévus normalement pour les Corses. ils donneront près de 90% des lots.

Les agriculteurs rapatriés perçoivent donc des indemnités conséquentes et ont droit aux prêts du crédit agricole alors que les jeunes Corses qui les demandent n’y ont pas droit. Le sentiment d’injustice explose chez les Corses et les premiers plasticages auront lieu en 1964 à dans le périmètre de Migliacciaru ou 18 fermes seront rasées. À la suite de ça, la politique du gouvernement Français changera et aidera aussi les jeunes agriculteurs Corses.

Lorsque les rapatriés arrivent en Corse. Ils étudient les lois Françaises qui régissent la profession viticole et se rendent compte qu’on peut chaptaliser. Donc au lieu de planter des cépages nobles qui sont plus longs à venir en production, ils plantent des cépages banals et rajoutent du sucre et quelques autres produits…. Les producteurs Français contestent et la Corse consomme plus de sucre que la France entière et certains rapatriés bâtissent de véritable fortune avec ce système.

Les Corses réclament l’abandon de la chaptalisation au profit de vin de qualité et le gouvernement cède à la pression en créant les AOC en Corse aussi car cela n’existait pas. Mais certains cavistes pieds noirs continuent de magouiller et font même du vin sans raisin. C’est ce qui a entrainé l’occupation de la cave d’Aleria pour dénoncer ces errements.