En mai 1972, La société « MONTEDISON« , qui était le plus gros complexe pétrochimique Italien à l’époque, obtient du gouvernement Italien l’autorisation pour 6 mois à titre d’essai de déverser au large du Cap Corse, 2 à 3 000 tonnes de déchets toxiques quotidiens de dioxyde de titane et de vanadium. On constata dès lors une modification du PH de la mer entrainant la mort de la flore mais également de gros cétacés qui venaient s’échouer sur les côtes Corses. C’ est de cette façon que la population Corse compris que cette société Italienne venait se débarrasser de ses déchets au nord du Cap Corse.

La population Corse se tourna vers le gouvernement Français et demanda une protection contre ce trafic. Le gouvernement a répondu qu’ils étaient protégés par « la valise diplomatique ». les manifestations ont commencés a éclater partout en Corse soutenus par d’imminents Océanographes comme Paul-Emile Victor.

Le gouvernement italien reconduit l’autorisation de déverser les déchets toxiques au large du Cap Corse soutenus par le gouvernement Français. Les corses décidèrent de règler le problême radicalement.

le 15 septembre, un commando de 3 hommes partirent vers le port d’attache du bateau de la société « MONTEDISON » en italie. Le Scarlino Secondo, un des bateaux déversant habituellement les déchets est dynamité en Italie, à Fallonica. Dans la presse de l’époque François Giagobbi et Jean Zucarelli parlent  » d’une explosion de joie ». L’action est revendiquée plus tard par le Front paysan corse de libération 

Il y a eu un procès qui a duré 28 jours à Livourne. Le juge de l’époque prit une décision courageuse et interdit définitivement à la société « MONTEDISON » de déverser le moindre déchet en mer.

C’est l’affaire des boues rouges de Corse qui a posé pour la première fois sur le plan juridique la question des dommages écologiques