Né en 1942 à Orbetello, en Toscane, Gabriel DIANA connut une enfance difficile et une vie ballottée entre la France et l’Italie. Ingénieur de formation, mais artiste dans l’âme, en 1998 il cesse de réprimer l’homme libre en lui contenu pour se consacrer définitivement à l’Art.

Son nouveau métier-passion lui fait connaître une ascension rapide. Ses peintures, sculptures de bronze et marbres de Carrare sont en un premier temps figuratifs. S’ensuit une période contemporaine qui puise son inspiration du sol étrusque qui l’a vu naître.

Le démiurge forge alors des bronzes qui témoignent d’une émotion nouvelle d’une rare élégance et d’une grande pureté. Essence de la vie, ils peuplent peu à peu les innovants tableaux sculptés  » Full-Metal Painting  » et « paille & bronze »

Les reconnaissances qui honorent l’artiste son nombreuses et la plus importante, en 2009, est l’élévation au grade de « Cavalliere della Repubblica Italiana » – (correspondance de la Légion d’Honneur française) – par le Président de la République Italienne Carlo Azeglio Ciampi, puis en 2019, les « Arts et Lettres par le Ministre de la Culture française Frank Riester. 

Les travaux de Gabriel DIANA se trouvent dans le monde entier, auprès de collectionneurs privés, lieux publics, musées et fondations.

En Corse, tout près de Bastia, un musée lui a été dédié : le « DIAN’Arte Museum ». Ce lieu culturel incontournable a ouvert ses portes en 2009. Il est exclusivement consacré à ses travaux et héberge aussi son atelier de création. Des centaines de travaux sont exposés au public et un grand nombre d’autres y sont emmagasinés et conservés.

Les oeuvres de Gabriel Diana se trouvent difficilement en galeries, l’artiste préconisant le contact direct avec l’acheteur au Musée, à son Atelier, ou via les réseaux sociaux.

Gabriel Diana vit et travaille en Corse, partageant son temps entre la France et sa fonderie en Italie.

Il est l’un des piliers de l’art en Corse. « Je suis un fabricant d’émotions », dit-il le regard éclairé d’humilité. Je me nourris d’émotions et les traduis à travers mes œuvres de bronze, de marbre et même de tableaux sculptés. »

Quant à la situation de l’art en Corse, Gabriel Diana dresse un constat sans appel. « Il est notoire que celle-ci est terriblement dégradée et que les artistes ne jouissent pas de cet horizon indispensable pour pouvoir librement exprimer et exporter leur expression artistique. »

Et d’ajouter : « Les aides financières sont souvent politiquement pilotées, et que la loi du 1% artistique ne soit jamais respectée n’étonne plus personne… « Oui, je sais qu’il y a une loi du 1% artistique, mais comme il n’y a pas de conséquences si elle n’est pas appliquée à quoi bon se compliquer l’existence ? » telle a été la réponse d’un politique à la demande du pourquoi elle n’était pas respectée… »

Selon Gabriel Diana, « le non-respect de ces règles qui, soyons sincères, laisse gouvernement, ministère et collectivités totalement indifférents, met l’art en France, mais surtout les artistes corses, en soins palliatifs. Dans un monde artistique où l’individualisme règne en maître, l’artiste insulaire doit marcher sur une corde raide prête à casser à tout instant. La tension entre la totale indifférence institutionnelle, la passion qui l’anime, et un égo souvent démesuré, enferme le créateur dans une forme d’autarcie qui l’expose à des critiques et à des jalousies dès qu’un semblant de succès ose l’approcher ».