IL ne s’agit pas contrairement aux autres tours de l’île, d’une tour Génoise. La remarquable Tour de Nonza est édifiée à 167 mètres sur la falaise nord schisteuse nommée Monte.

Pierre Bona, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Construite sur ordre de Pasquale Paoli en 1760, la tour de Nonza fut détruite par les Génois puis reconstruite. C’est une tour carrée de dimensions imposantes, aux angles arrondis.

À l’entrée de la tour, un trou dans le col ouvre une perspective impressionnante de 150 mètres plus bas… C’est le trou du diable.

1768 : le 22 août, 3 généraux et 1 200 soldats français quittent Bastia et Saint-Florent. Le 24, ils opèrent une jonction à Nonza et, le 29, occupent tout le Cap Corse défendu par 300 patriotes. Les soldats français firent rapidement prisonniers les troupes corses, au nord du village. La tradition raconte que le commandant corse Jacques Casella fut l’auteur d’un haut-fait à cette occasion : Unijambiste, abandonné seul face à la masse de la troupe française.

Pierre Bona, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Ce soldat blessé resta seul dans la tour Paoline ; en criant des ordres dans la tour et grâce à un ingénieux système de ficelles qui lui permettait de faire tirer plusieurs armes en même temps aux meurtrières, il fit croire à une forte résistance et n’accepta de reddition qu’avec les honneurs militaires et le droit d’emporter les armes. La légende veut qu’en voyant Casella sortir de la tour sur des béquilles, Grandmaison demanda où était le reste de la troupe et que le vieux soldat aurait répondu : « La voilà, c’est moi ! » Il fut reconduit dans le Nebbio, auprès de Paoli raccompagné avec les honneurs.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Nonza de Wikipédia en français (auteurs)