Le nombre d’habitants de l’île était estimé à 344 178 habitants, en date du 1er janvier 2020 soit moins de 0,5 % de la population de la France métropolitaine. Le rythme de croissance démographique de la région est assez élevé ces dernières années (0,99 % par an depuis 1999), et ce malgré une fécondité fort basse comparée à la moyenne française. L’accroissement annuel, nettement supérieur à la moyenne nationale, est dû pour 0,01 % au solde naturel et pour 0,98 % au solde migratoire

La Corse est avec le Limousin la région française où la fécondité est la plus basse, et cela malgré une importante population étrangère nettement plus féconde. En cinq ans, de 1999 à 2003, la fécondité n’a pas progressé, malgré un redressement sans lendemain observé en 2000. L’écart avec la moyenne française s’est encore accru, et serait encore plus considérable sans l’appoint de l’immigration.

Les naissances hors-mariage sont nettement majoritaires, comme habituellement dans la partie méridionale du pays. Mais ceci n’est valable que pour les femmes françaises. Pour les étrangères, c’est l’inverse, surtout les femmes de tradition musulmane, comme les Marocaines et les Tunisiennes. Chez les Portugaises, on observe un comportement analogue.

La Corse compte 344 178 habitants en 2020. Cette faible démographie fait de l’île le territoire le moins peuplé de France métropolitaine.

AnnéePopulation au 1er janvier



département
de Corse-du-Sud
département
de Corses du Nord
1801n.d.n.d.163 896
184178 260143 203221 463
185185 000152 000236 251
186193 573159 316252 889
1881110 366162 273272 639
1901125 000170 000295 589
1936145 000178 000322 854
1954244 266
1962125 337150 128275 465
1968122 000152 000273 958
1975128 634161 208289 842
1982108 604131 574240 178
1990118 174131 563249 737
1995119 753138 663258 416
1996119 165140 003259 168
1997118 712140 385259 097
1998118 463141 003259 466
1999118 466141 686260 152
2000119 906142 702262 608
2001121 515143 896265 411
2002123 161145 150268 311
2003124 834146 574271 408
2004126 577147 897274 474
2005128 018148 893276 911
2006135 718158 400294 118
2019158 800180 378339 178

Les naissances de mère étrangère représentaient 16,8 % des naissances de l’île en 2004, ce qui est fort supérieur à la moyenne française (11,5 % cette année-là). Il est vrai que la région est la seconde de France pour ce qui est de la proportion d’étrangers résidents (un peu plus de 9 % contre 12,6 % en Île-de-France). Parmi les naissances de mère étrangère, les deux tiers étaient de mère maghrébine, ce qui constituait plus de 11 % du total des naissances de l’île. Les Portugaises sont quant à elles responsables de 2,7 % de ces naissances. Quant aux naissances de mère italienne et surtout espagnole, comme ailleurs en France, leur nombre et l’incidence qu’il peut avoir sur la démographie de l’île, sont devenus insignifiants.

En 2009, la Corse comptait 28 961 immigrés (nés étranger à l’étranger), dont 13 319 nés au Maghreb, sur une population de 305 674 soit 9,5 %.

La population étrangère est jeune en Corse: l’âge moyen des étrangers y est de 34 ans au lieu de 41 ans pour l’ensemble de la population corse. Ainsi 13 % des moins de 20 ans de la région sont étrangers, et seulement 4 % des gens âgés de 60 ans ou plus.

Entre 2006 et 2016, la population corse a augmenté de 36.000 personnes. Cela représente 1,2% de nouveaux habitants chaque année : une croissance deux fois plus rapide que la moyenne française. L’évolution de la population repose uniquement sur ce que les statisticiens nomment le solde migratoire. Car depuis 2013 le nombre de décès sur l’île est supérieur au nombre des naissances.

Selon l’Insee, l’île est la deuxième région la plus attractive de France, derrière Auvergne-Rhône-Alpes. Désormais en Corse, les arrivées représentent 2,2% de la population moyenne régionale. Le solde migratoire élevé de la Corse, c’est-à-dire le fait qu’il y ait plus d’arrivées que de départs tient aussi et surtout au fait qu’il y a peu de départs de l’île, précise l’étude de l’Insee, en nuançant toutefois : « le nombre annuel de partants progresse régulièrement. Il est ainsi passé depuis 2013 de 4.200 à 4.800 personnes. En revanche le nombre d’entrants est stable. »

Aujourd’hui, 22% des personnes nées dans l’île vivent à l’extérieur de la Corse, c’est un chiffre inférieur à la moyenne dans les autres régions (25%). Qui sont les nouveaux arrivants ? Principalement des actifs, nous dit l’Insee. Des personnes dont l’âge médian est de 34 ans et qui viennent essentiellement de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), d’Ile-de-France et d’Occitanie. Seulement 16% des nouveaux venus sont natifs de l’île.

Ces personnes travaillent essentiellement dans l’administration, la santé et l’action sociale.

L’agriculture fait venir des populations venues de l’étranger : « 55% des arrivants en Corse travaillant dans l’agriculture viennent de l’étranger« , contre 35% dans le bâtiment et 11% dans les autres secteurs.Quant aux retraités qui s’installent en Corse 26% y sont nés contre 20% dans les autres régions. Le nombre de retraités qui viennent vivre sur l’île est bien plus nombreux que ceux qui la quittent : « en 2016, ils sont deux fois plus nombreux à s’installer dans l’île qu’à la quitter (1200 contre 600) ».

Désormais en Corse, 44% des habitants ne sont pas nés sur l’île (les chiffres datent de 2016.  A lire l’étude, on peut en déduire que ce pourcentage a aujourd’hui augmenté puisque l’évolution du solde migratoire est contant, alors que le solde naturel est négatif). Dans les autres régions, la moyenne des habitants non-natifs du territoire se situe plutôt autour de 33%.

Il y aurait 930 habitants par commune en Corse si la population était également répartie. Elle augmente oui, mais principalement autour des grands centres urbains au dépend des communes les plus éloignées qui elles, « enregistrent une baisse de leur population ».

La région d’Ajaccio gagne 6 200 résidents en dix ans et franchit la barre des 70 000 habitants. Le grand Bastia est juste derrière avec 68 842 habitants au 1er janvier 2017.

Les communes situées loins des aires urbaines (< 250 habitants) ont tendance à voir leur nombre de résidents réduire.

On retrouve ainsi des communes qui peinent à atteindre les 20 habitants, maire compris !

 Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Démographie de la Corse de Wikipédia en français (auteurs)